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Reportages

samedi 29 janvier 2011

Manifestation et occupation de terrain contre la loi LOPPSI 2



C'est à l'appel du collectif anti LOPPSI de Dijon que près de 200 personnes ont manifesté aujourd'hui à partir de 11h dans les rues de Dijon. Masqués pour montrer leur opposition à la généralisation de la vidéo-surveillance imposée par cette loi, ils ont fait le tour du centre ville avant de rejoindre un terrain en friche rue Charles Dumont.



Ce terrain accueillait précédemment une maison occupée, le Toboggan, qui a été expulsée par la mairie de Dijon en 2008 au prétexte d'une transformation urgente en logements sociaux. Trois ans plus tard, les militants entendent montrer ici qu'aucun projet n'était en cours et que depuis que la maison a été rasée, ce n'est qu'un terrain vague là où avait été mis en place un projet de vie pour plusieurs personnes.

Construisant cabanes et offrant soupe et viennoiseries aux curieux et autres militants, les manifestants disposent leurs slogans sur le terrain rapidement défriché, tels que « LOPPSI : Un pas de plus vers la dictature ! », « Libertés publiques en danger » ou encore « Laissez-nous vivre ! ».



Alors que même les syndicats policiers expriment leur désaccord avec cette loi qualifiée de "fourre-tout sécuritaire", les militants dijonnais expriment ici leur profonde inquiétude face aux nombreuses dispositions de la loi jugées liberticide : expulsion express des habitats alternatifs et squats sans jugement, censure d'Internet sans aucun contrôle par le ministère de l'Intérieur, couvre feu pour les mineurs, milices privées ou encore introduction de logiciels espions sur les ordinateurs des citoyens.



Alors que la loi sera bientôt adoptée définitivement, les inquiétudes se font grandissantes face à cette loi jugée anti-constitutionnelle et attentatoire aux libertés privées et publiques, et les manifestants annoncent d'autres mobilisations et actions afin de faire entendre leur voix.

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mardi 23 novembre 2010

Manifestation nocturne pour l'abrogation de la réforme des retraites


Les syndicats avaient appelé à une journée d'actions multiformes ce mardi 23 novembre. A Dijon les militants ont choisi d'être un peu plus concrets et de faire une manifestation nocturne, bruyante et lumineuse, dans un appel lancé par le comité de lutte de Dijon, les syndicats Solidaires, CNT, CGT Transport et FSU.



Environ 300 personnes se sont rassemblés à 17h30 devant la préfecture derrière une banderole proclamant l'abrogation de la réforme des retraites et la mise en place de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous.



C'est dans la bonne humeur et avec poubelles, bongos, torches, feux d'artifice, pétards et musique que le cortège s'est ensuite lancé dans un tour du centre ville passant par les petites rues piétonnes (rue amiral Roussin, rue du bourg) pour enfin se retrouver devant le théâtre. Là des militants ont procédé au lancement de montgolfières de papier, s'élançant dans le ciel. Le cortège s'est dispersé vers 19h.

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mercredi 17 novembre 2010

Les militants dijonnais toujours motivés : blocage de la ZAE Cap Nord


Après plusieurs opérations péage gratuit ces derniers jours, les militants dijonnais sont toujours très motivés et continuent leurs actions contre la réforme des retraites et la politique du gouvernement. Ce matin aux alentours de 4h du matin ils ont entrepris de bloquer les flux commerciaux de la ZAE Cap Nord en barrant le passage aux poids lourds.



Alors que certains routiers pressés de travailler forcent le barrage manquant d'écraser des passants, la police entreprend rapidement de bloquer la circulation en amont afin d'empêcher le flux de camion d'arriver jusqu'au barrage. Plus de cinquante militants issus des syndicats FSU, CGT Transport, Solidaires, CNT ainsi que des étudiants, chômeurs et autres militants non syndiqués ont ainsi tenu le barrage plus de deux heures et demi, distribuant des tracts aux automobilistes appelant à rejoindre la lutte contre la réforme et à participer aux actions.

Vers 7 heures près d'une dizaine de cars de CRS sont arrivés pour déloger les militants en scandant, qui se sont dispersés dans le calme face aux provocations verbales.



Alors que les précédents blocages n'avaient fait venir que deux ou trois cars de CRS, la fin de l'importante médiatisation du mouvement permet désormais de montrer que le gouvernement ne compte plus laisser faire et va durcir sa réponse à toutes les actions des citoyens essayant de faire entendre leur désaccord.

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mardi 02 novembre 2010

Nouveau blocage à la zone industrielle de Longvic


C'est tôt ce matin que les opposants à la réforme des retraites et à la politique du gouvernement Sarkozy en général se sont déplacés à la zone industrielle de Longvic afin d'en bloquer le fonctionnement économique. Ainsi dès 4h du matin les militants, issus des syndicats CGT-Transport, Solidaires, FSU, FSE, Unef, CNT et autres non syndiqués, ont empêché les poids lourds d'entrer dans la zone industrielle en bloquant les trois accès stratégiques.

Blocage Longvic 2 novembre 2010

Cette nouvelle action coordonnée survient alors que les médias annoncent une perte de vitesse du mouvement social. Pourtant ce matin des centaines de camions sont restés stationnés pendant presque cinq heures, occasionnant des bouchons de plusieurs kilomètres sur la rocade. Alors que le barrage ne concernait que les camions et laissait passer les voitures, des routiers jaloux de ce traitement de faveur ont placé leur semi-remorques en travers de la route sur deux accès, empêchant ainsi les automobilistes de circuler, occasionnant un certain désordre dans la zone, certains automobilistes essayant de forcer les barrages, même celui mis en place par la police au troisième accès suite à un accident d'un bus Divia, indépendant de la manifestation, restant bloqué en travers de la route. La situation devint plutôt tendue jusqu'à ce que les manifestants choisissent de rouvrir un passage pour calmer les automobilistes.

Blocage Longvic 2 novembre 2010

Finalement, vers 8h du matin, un train de carburant venu ravitailler les entrepôts pétroliers arriva alors qu'il n'avait pas été prévu, et les manifestants firent le choix de bloquer l'entrée du dépôt de carburant et l'arrivée de ce train. Preuve de la situation tendue sur le carburant malgré les annonces du gouvernement, alors que la présence policière avait été jusque là plutôt discrète, elle fut quasi instantanément multipliée, restant toutefois limitée à quatre équipes de policiers.

Une heure plus tard la préfecture proposa une médiation dans ses locaux aux représentants des syndicats, en échange d'un déblocage de la zone. Mais les manifestants refusèrent, arguant que le préfet ne ferait rien et n'était pas en pouvoir d'influer sur la réforme.

Vers 10h20, alors que le blocage du dépôt donnait déjà lieu à une file de dizaines de camions citernes sur le boulevard, une équipe d'intervention de la police fut déployée, vraisemblablement pour permettre aux poids lourds de Total devant arriver dans les prochaines minutes de pouvoir s'approvisionner au dépôt.

Après les sommations de la police et alors que les manifestants partaient calmement, regroupés en cortège derrière une banderole appelant au retrait de la réforme, la police commença à charger les manifestants sans raison particulière, les bousculant au point d'en faire tomber certains.

Blocage Longvic 2 novembre 2010

Les manifestants se dispersèrent vers 10h30, donnant lieu à la reprise du trafic dans la zone industrielle, non sans avoir été filmés et photographiés par les services de la police.

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- Voir aussi : Dépêche AFP
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mardi 26 octobre 2010

Blocage du dépôt pétrolier de Longvic


Ce matin à 7 heures, une soixantaine de militants issus des syndicats CGT, Sud, FSU et CNT ainsi que des étudiants, lycéens et anarchistes se sont réunis devant les entrepôts pétroliers dijonnais situés à Longvic, afin d'en bloquer l'accès et d'empêcher le ravitaillement des camions citernes des sociétés Total et Avia. Ce blocage a été mis en place en soutien aux salariés grévistes de tout le pays, pour exiger le retrait de la réforme des retraites votée ces jours-ci par le parlement.



Soutenus par les salariés du dépôt et transporteurs, le rassemblement s'est maintenu jusqu'à 10h15.

A cette heure la police est venue charger contre les manifestants, tentant même de les encercler, pour finir par les laisser partir librement, non sans avoir pris soin de filmer les participants.

La préfecture s'est ensuite fendue d'un communiqué laconique rappelant simplement que "l'état restera ferme devant toute tentative de blocage en libérant systématiquement les dépôts sur notre territoire", afin de "permettre l'approvisionnement des stations services".

Et ce alors que le dépôt fonctionne actuellement sur ses réserves, n'étant lui-même plus ravitaillé, il se rapproche rapidement de la pénurie. Dédier ces réserves aux particuliers plutôt qu'aux services d'urgence semble pourtant être toujours la priorité de l'état.

- Photos
- Articles : Europe 1, AFP sur Le Figaro, France 3 Bourgogne.
- Communiqué de la préfecture
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samedi 23 octobre 2010

L'accès au débat public du député Depierre interdit aux opposants


Ce samedi 23 octobre, le député Bernard Depierre organisait un petit-déjeuner débat sur le thème des retraites et de la sécurité, ouvert au public et annoncé sur son propre site web.



Sur place un cordon de policier et agents de sécurité empêchait pourtant le public d'y accéder, prétextant une manifestation d'une soixantaine de personne ayant lieu devant l'hôtel. Après renseignement pris, uniquement les opposants politiques se sont vus opposés l'entrée du lieu alors que les militants UMP ont pu eux participer librement au débat.

Le débat, privé de toute critique, s'est donc plutôt déroulé comme un simple discours du député. Quelques personnes intéressées ont pu entrer dans l'hôtel par une autre porte, mais ont rapidement été bloqués au rez de chaussée par la police qui a rapidement fait venir une équipe d'intervention pour empêcher qui que ce soit de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le débat.

En sortant de l'hôtel, le député a dit ignorer que l'accès au débat était bloqué et expliqué que si la réforme des retraites ne se faisait pas, "vous aurez rien". Il a ensuite argué que le débat avait déjà eu lieu à Paris dans le cadre du parlement et que la réforme était déjà votée, quittant les lieux sans répondre à plus de questions.

Pour notre confrère du Bien Public, qui a visiblement eu l'autorisation de participer au débat, les opposants politiques n'étaient que de simples personnes tentant de "perturber la réunion".

- Ecouter notre reportage audio (MP3, 3,9Mo)
- Article du Bien Public
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jeudi 10 mars 2005

10 mars: mobilisation


La plupart des syndicats appellent à la grève ce jeudi 10 mars 2005, dans tous les secteurs publics, de l'éducation aux transports.

De même, à Dijon, une manifestation est prévue à 14h30 place de la Libération.

Une Assemblée générale aura lieu à 10h30 au Cercle Laïque Dijonnais.
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mardi 08 mars 2005

8 mars: 7000 lycéens dans les rues


Ce mardi 8 mars 2005, près de 7000 lycéens selon les premières estimations des organisateurs sont descendus dans les rues de Dijon pour protester contre la réforme Fillon sur l'éducation. Pendant près de deux heures ils ont défilé au son de "Fillon démission!" ou de "Fillon t'est foutu la jeunesse est dans la rue!"

La manifestation était encadrée majoritairement par des membres de la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) et du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes, PS). On pouvait compter dans le cortège la présence de la Jeunesse Communiste (PCF), des JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire, LCR) et d'autres groupements politiques.

Plusieurs incidents ont été rapportés, notamment le bris d'une vitrine.

Au niveau national, près de 165.000 lycéens ont manifesté selon la police, 200.000 selon les syndicats. Une mobilisation encore plus forte que la dernière mobilisation nationale datant du 10 février, et ceci malgré les différents incidents importants à Paris, Rouen, Lyon et Toulouse.

A Paris notamment, entre 500 et 1000 casseurs se sont mêlés à la manifestation, volant des portables, portefeuilles, appareils photo et cassant pare-brises, vitrines et même portes d'immeubles. Beaucoup de violences envers les manifestants, malgré la présence des Services d'Ordre venus au renfort du PCF, LCR, LO, PS, etc. qui ont vite été débordés. La manifestation a finit à Austerlitz avec 1000 participants alors qu'elle était partie avec environ 10.000 manifestants (9.000 selon la police, 40.000 selon la FIDL).

- Photos de la manifestation à Dijon
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mardi 01 mars 2005

Nouvelle manifestation contre le projet de loi Fillon


Selon les estimations de la police, près de 2000 lycéens ont défilé mardi 1er mars dans les rue de Dijon à l'appel de la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) contre le projet de loi Fillon sur l'éducation. Partant de la place Darcy, les manifestants se sont rendus au son de "Lycéens en colère, y'en a marre de la galère" jusque devant le rectorat ou il se sont assis pendant quelques minutes pour protester contre la réforme Fillon. Il se sont ensuite rendus devant la mairie ou la manifestation s'est dispersée après un appel à signer une pétition de la FIDL contre cette réforme.

Aucun incident majeur n'est à déclarer, hormis quelques bouteilles cassées. Les organisateurs déplorent la présence d'un groupe de personnes tentant de profiter de la manifestation pour casser des vitrines ou autres choses.

Le MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes, émanation du Parti Socialiste) était fortement présent à l'intérieur de la manifestation, distribuant des tracts appellant à manifester et à rejoindre le MJS.

L'UNL (Union Nationale Lycéenne) maintient son appel à manifester pour le jeudi 3 mars.

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samedi 26 février 2005

Action contre l'expulsion des 400 couverts (Grenoble)


Dans le cadre d'une action nationale coordonnée dans plusieurs villes de France, des personnes ont accroché une banderole à plus de 15 mètres de hauteur sur un échaffaudage situé devant le palais des Ducs de Bourgogne (mairie de Dijon). La banderole, déployée dès 14h et jusqu'à 15h20, scandait le message "À Grenoble comme ailleurs, le PS expulse. Soutenons l'espace autogéré des 400 Couverts" pendant que d'autres personnes diffusaient des tracts et collaient des affiches devant la mairie.

L'espace autogéré des 400 couverts à Grenoble, est une traverse entière squattée par des personnes, constituant ainsi plusieurs batîments. Le lieu permet diverses activités comme des concerts, projections, débats, etc.. Ce lieu est menacé d'expulsion par la mairie de Grenoble depuis récemment. C'est dans le but d'empêcher cette expulsion et ainsi obtenir des négociations avec la mairie que des actions ont eu lieu toute la journée dans plusieurs villes de France ce vendredi en solidarité avec les 400 couverts.

A Dijon, les négociation sont finalement aboutie sur l'acceptation par la mairie de Dijon de joindre la mairie de Grenoble, envoyer un fax à cette même mairie et enfin garder un contact sur cette affaire avec les personnes de Dijon réclamant l'arrêt de l'expulsion.

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- Plus d'infos sur Squat.net
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jeudi 24 février 2005

3000 lycéens contre le plan Fillon


Réunis à 14h sur la place Darcy, les lycéens de Dijon sont venus nombreux manifester leur désapprobation de la réforme Fillon. Près de 3000 lycéens selon la police et les organisateurs ont ainsi défilé dans les rues de Dijon aux cris de "Fillon démission!". Cette manifestation, organisée par la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) et encadrée par les syndicats étudiants, a duré près de deux heures malgré la neige.

Quelques incidents sont à dénombrer: poubelle brulée, d'autres renversées, beaucoup de bouteilles cassées... Ces incidents tendent à décridibiliser le mouvement et les médias se sont jetés sur l'occasion pour interroger des manifestants qui ne savaient pas vraiment ce qu'était le plan Fillon et choisir de passer uniquement ce témoignage...

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- Vidéo (3Mo, 1 minute)
- Dépêche AFP
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